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La Cité du Meuble a dévoilé son Patrimoine

La Cité du Meuble a dévoilé son Patrimoine

En parcourant les pages du livre d’or et les allées des salles d'exposition où trônaient  plus de 400 œuvres d'art, on comprenait que la première édition des journées du patrimoine organisée sur le site des Usines réunies (UR) par la municipalité de Saint-Loup-sur-Semouse a été un immense succès.

 

 Cette exposition unique en France par son originalité et sa diversité a attiré près de 1500 visiteurs venus de tout l'Hexagone, des spécialistes du meuble d'art du faubourg Saint-Antoine à Paris mais également de jeunes ébénistes strasbourgeois en recherche d'inspiration, sans omettre les Hauts-Saônois admiratifs, cherchant leurs mots pour qualifier un tel savoir-faire.

  Hervé Leroy, 1er adjoint  au maire et cheville ouvrière du projet a retracé la genèse de la cité du meuble lors de l'inauguration de l'exposition " Sièges et Meubles, 150 ans de savoir-faire ", en présence de nombreux invités.

                                         Saint-Loup, cité du meuble

 Saint-Loup est dite "cité du meuble " depuis la création en 1859 dans un vieux moulin, d'une fabrique de chaises  par Simon Lebrun, négociant. Parallèlement en 1862, Hippolyte Théodule Bardoz, contremaître à la forge de la Chaudeau, fait l’acquisition d’un moulin sur le territoire de Magnoncourt qu'il transforme aussi en fabrique de chaises. Puis, une troisième fabrique s'ajoutera au berceau de l’industrie du siège. En 1896, l’agglomération Saint-Loup Magnoncourt compte environ un millier de ménages, un chef de famille sur deux travaille dans l’ameublement, sans compter les canneuses et vernisseuses.

 Avec l’arrivée d' Henry Guy, l’usine Lebrun fusionne avec l’usine de Magnoncourt en 1903, pour former les Usines Réunies. En ce début de siècle, la cité lupéenne est déjà la capitale du siège et du meuble. L'activité de la chaiserie sera marquée par des conflits  mais aussi par  la création de nombreux ateliers d'ébénisterie comme celui de Jacques Parisot dont l'inspiration et la créativité donneront  un nouvel essor à l'industrie du meuble.

  Aujourd'hui, ces temps glorieux sont bien loin, les Usines Réunies ont fermé leurs portes en 2012 après 150 ans d’existence. C'est pour préserver et faire connaître le riche passé de l'artisanat lupéen que la ville de Saint-Loup a acquis une partie des bâtiments de l'Usine Lebrun, ainsi que le stock d'environ 2000 sièges qui dormaient dans les greniers.

                                           400 sièges présentés  

  Prés de 400 prototypes d'entre eux étaient  présentés sous forme d'une pyramide des styles. On les découvrait depuis le style Renaissance en passant par les "Louis",  le style Régence, le Directoire, l'Empire, la Restauration, le Napoléon III, le style "Art nouveau"  de Nancy et pour finir l'Art Déco des années 1925. Chacun avec l'empreinte de son époque, décor plus poussé ou plus sobre, assise large pour les robes à crinoline, un choix de pièces  parmi les plus typiques et les plus simples  qui ont  caractérisé l'évolution du siège en fonction de 10 siècles d'histoire. Aux 19eme et 20eme, les employés au doigts d'or ont réussi la prouesse de faire de la série en fabricant ses pièces uniques de façon artisanale. La fabrication fut supplantée progressivement par le meuble.

  En juin dernier, Hervé Leroy, tapissier retraité, a démarré l'opération qui a trouvé son aboutissement les 20 et 21 septembre avec l'aide de Philippe Boulereau, ébéniste retraité des Ets Parisot, de Philippe Jeandel, ancien instituteur passionné d'histoire locale, de Philippe Chrétien, ancien employé des Usines Réunies et du personnel administratif et technique de la ville. Sonia Perrot, tapissière-décoratrice, son ancienne élève, s'est investie dans la présentation et  la décoration des salles d'exposition.

Conserver ce trésor au sein de la commune

 " Nous avons voulu mettre en avant le savoir-faire unique de nos Anciens avec l'espoir de voir ouvrir ici même "le Conservatoire de la cité du meuble" pour permettre aux visiteurs d'admirer le travail qui fait  la gloire de notre ville" a déclaré le 1er adjoint. 

 

 Thierry Bordot, maire, a apporté des éléments sur l'avenir du site des UR. Il a rappelé que Saint-Loup est un centre économique qui a connu des hauts et des bas mais que, malgré un environnement économique pas très propice, " Nous possédons sur notre territoire  une activité des plus dynamiques de Haute-Saône. Ce site peut être un lieu de créativité et un centre d'accueil et si le domaine du bois semble nous tendre les bras, ce n'est peut-être pas la seule matière qui peut faire l'objet de recherche et développement ".  La première pierre d'un projet ambitieux a été posée qui s'appuiera sur des ressources naturelles durables mais aussi sur des savoirs faire humain que la ville de Saint-Loup  a toujours su développer aux travers des siècles.

(article paru dans les Affiches de la Haute-Saône)

Consultez tous les autres clichés dans la Photothèque .

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